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498                  CHRONIQUE LOCALE

teur, en 1843, alors que tout était nouveau pour nous
dans l'extrême-orient, et donne un aperçu rapide de ce
qu'est cette immense contrée si ancienne, si vénérable
et déjà civilisée quand nos ancêtres se promenaient en-
core dans les bois.
  L'auteur espère qu'avec l'appui et l'aide du gouver-
nement les deux derniers volumes, auxquels M. Paul
Dupont donne tous ses soins, pourront paraître avant
deux ans.

   — Voici un chef-d'œuvre de la typographie lyonnaise.
 Ver-luisant est le récit chaste et gracieux des amours
 d'un célèbre entomologiste lyonnais avec sa fiancée d'un
 côté qui l'épouse, et de l'autre avec une petite bergère
 qui meurt d'amour pour lui, ce que la pauvre malheu-
reuse ne peut faire sans que le jeune fiancé ne le de-
 vine un peu. Il est si difficile d'être aimé sans qu'on
 ne s'en aperçoive ! La Nouvelle qui est courte, et ne
 comporte que l'esquisse d'une idylle, restera dans l'a-
 venir comme un des plus beaux volumes sortis des presses
 de M. Pitrat aîné.
   Quant à l'écoulement de son livre, M. Antonin Thivel
a trouvé un moyen neuf et radical, pour se débarrasser
de l'édition en peu de temps.
   D'abord le tirage a été extrêmement restreint, puis,
comme nous l'avons dit, papier et impression sont splen-
dides ; enfin Fauteur fait faire chez Martin, le succes-
seur et le rival du regretté Bruyère, des reliures qui
rivalisent avec ce qui se fait de plus beau à Paris.
Puis, il plie dans un papier blanc un de ces petits
bijoux, l'attache avec une faveur rose et envoie son
mignon petit paquet à chacun de ses amis, qui en dé-
tachant ces belles tranches dorées, ae savent ce qu'il faut
le plus admirer dans cet éblouissant cadeau.
   Nous voudrions bien savoir ce que vaudront ces petits
volumes dans trois cents ans d'ici.
   Et dire qu'il est si facile d'imiter M. Antonin Thivel
et que si peu d'écrivains marchent sur ses traces !
   A notre prochaine livraison, nous parlerons d'un autre
volume du même auteur.

   — La Société littéraire est en liesse. Fondée en 1778,
elle a célébré le 19 courant, à l'hôtel Beauquis, son premier
centenaire, en se promettant bien, à chaque sièele, de réunir
ses membres épars et de resserrer, dans un banquet frater-
nel, les liens d'affection qui les unissent. Cette idée bien
arrêtée prouve la vitalité et la confiance de la savante Com-