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260 COUVENT DES MINIMES Après le Père'Ropitel et avant d'entreprendre le récit delà vie d'un autre religieux, François Humblot, non moins digne d'être estimé, nommons rapidement quelques- uns de leurs contemporains, qui ont pu connaître le pre- mier à son déclin et assister aux brillants commencements du second ou même le suivre jusqu'à la fin de sa carrière. Théologiens, prédicateurs, controversistes , écrivains ascétiques, leur souvenir a été retenu dans les chroniques par une mention élogieuse placée à la suite des ouvrages qu'ils ont composés. Nous l'avons pieusement recueillie pour l'ajouter à ce que les manuscrits du couvent nous rapportent de leurs actions et de leur dévouement. Guillaume Leber fut élu provincial de Lyon dans l'assemblée capitulaire de 4§84. On loue la probité et la droiture de son âme ; jamais on ne remarqua en lui d'autres défauts que ceux qu'il tint des incommodités d'une pesante vieillesse 11 ). A Paris comme à Lyon, élevé à la première place, il se distingua par les plus éminentes qualités du commandement. Le grand cré- dit dont il jouissait auprès des ducs de Lorraine, qui l'avaient eu pour conseiller avant son entrée dans le cloître, lui servit à établir plusieurs monastères dans cette province. Lorsque la mort vint l'enlever au couvent de Nigeon lez Paris, le 14 avril 1619, il laissa une vie pleine d'œuvres et une mémoire vénérée. C'est par son éloquence qu'Hyppolite Raulin se fit remarquer. Il était né à Rethel vers 1560 et la nature, le (1) Vd. Chronicon générale ordinis Minimorum auctore Francisco Lanovio : « eir probitate atque animi sinceritateprœstans, cui nul- lum prœter cetatis vitium, cura eum graoaret senecta, eisum est adhœsisse. L'auteur termine une courte notice par ces mots .• Ejus memoria in bénédictions, non immerito habenda est. Sa mémoire est à juste titre gardée avec bénédiction.