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PREMIERE TRADUCTION FRANÇAISE
DES ÉPITRES D'ANGE POLITIEN
ET DE SES CONTEMPORAINS ILLUSTRES
PAR UN CHANOINE DE SAINT-PAUL DE LYON
EN 1682.
i
Tbenumerous correspondent of FoHtian,
form a constellation of learned men wliose
historiés, as intimately conneoted with that
of the reuival of lelters, are deserving of
more minate researcb than bas perhaps
hitherto been bestowed upon tbem.
GRESWEL, Memoirs of À. Politianns.
Ce n'est pas un inconnu qui vient se présenter aux lec-
teurs de la Revue du Lyonnais, avec ces savantes lettres.
Politien, leur auteur, a fait l'objet d'une étude fort atta-
chante, lue en 1861 à la Société littéraire de Lyon par le
regretté M. Chastel, et insérée dans ses annales de 1862.
Celles de 1871 mentionnent (p. XLVI du Compte-Rendu) une
traduction de quelques lettres de Politien, et des notes bio-
graphiques sur ce célèbre précepteur de Léon X. Je viens
les compléter par des indications bibliographiques rela-
tives au même sujet; elles emprunteront tout leur intérêt
à quelques particularités peu connues de notre histoire
locale, et aux noms lyonnais qu'elles mettront en lumière.
Un appréciateur éclairé des œuvres de Politien, Ber-
nard de La Monnoye, frappé de l'importance de sa corres-
pondance latine, s'étonnait que dans un siècle si fécond
en traducteurs, ce recueil n'eût pas trouvé le sien. Il est
vrai qu'au xviie siècle, la langue latine seule employée
entre ces correspondents, loin d'être pour leurs lettres