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 450                           LA REVUE LYONNAISE

    Ce diable des Pagan c'est Mainardo,(i)qui mourut le 28 août 1302.
 De sa femme, Mingarda délia Tosa, Mainardo, avait eu deux filles :
  i° Andréine, mariée à Octavien degli Ubaldini de Senni, et dont
 la fille, Marzia, épousa François degli Ordelaffi, seigneur de Forli ;
 2° Françoise, mariée à François Orso des Orsini, d'une illustre et
 puissante famille romaine.


                             PAGANI DU NIVERNAIS

                                           I                         •   '   .   "   .   '   •


   Les de Pagani., seigneurs de La Chaise, de Saint-Parise-le-Châtel
et d'Ugny, tirent leur origine de Pagan de Pagany, qui vint d'Italie
s'établir en France, en 1579, et fut gouverneur de la ville de Saint-
Léonard, en Nivernais, « portant la qualité de noble et d'es-
cuyer. » (2) De sa femme, Perrette Le Moyne, Pagan de Pagany
eut un fils qui suit.
                                  II
   Noble homme, Estienne de Pagany, demeurant au lieu et maison
de La Chaume, paroisse de Cernon, épousa, le 16 janvier 1603,
Marie Salomon, suivant contrat de même date reçu par Me Per-
reau, notaire à Nevers.

   (i) Tel est l'avis des auteurs italiens et particulièrement d'Antonio Volpi.(4»«o/fl-
tions sur le Dante. Venise, Molinari, 1819.) Mais la légende littéraire, voudrait que
ce surnom ait été donné à un Stefano Pagani, qui aurait fait partie d'une bande
de jeunes débauchés italiens. Ceux-ci, au nombre de douze, avaient vendu leur
patrimoine et fait une bourse commune, dans laquelle ils puisèrent sans mesure
jusqu'à ce qu'il ne resta plus rien. Ils tombèrent alors dans une affreuse misère,
moururent dans l'impiété et furent damnés. Le Dante leur consacre ces vers iro-
niques qu'il met dans la bouche de Capocchio de Sienne :
              Fais une exception pour la bande si digne
              Où Caccia dissipa ses grands bois et sa vigne
              Où l'Abbagliato dépensa tant d'esprit. (Enfer, ch. 29.)

(Voir : Dernières nouvelles de Prosper Mérimée. Paris. Michel Lévy. 1874.
  (2) Bibliothèque nationale. Département des Manuscrits. Cabinet des titres,
n° 448. (Nobiliaire deBerry, page 301.)                                 ;