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386 LA REVUE LYONNAISE 5° La ville de Beaujeu, la souveraineté et le nom de Beau- jolais datent du Xe siècle, ainsi que la fondation du château de Beaujeu, pour un prince de la grande famille des comtes de Forez. C'est aussi vers cette époque que fut fondée la collégiale de Beaujeu, au pied du château. Antérieurement il n'y avait là qu'une petite paroisse qui s'appelait Bogenis, et qui avait son église un peu plus bas dans la vallée. 6° Avenas appartenait à Yager de Villé-Morgon, qui n'était pas le dernier des agri du pays maçonnais : pagus Matisconensis. On a géné- ralement confondu Yager de Villié avec celui de Viré. 7° Enfin, les faits représentés dans les trois bas-reliefs ont entre eux une liaison intime et logique, comme les trois parties, d'un discours achevé. C'est d'abord, sur la face antérieure de l'autel,la promulgation de la loi évangélique, et la mission donnée aux apôtres de !a faire con- naître dans le monde entier : « Qui crediderit et baptizatus fuerit, salvus erit. » La foi et les oeuvres chrétiennes, voilà les conditions essentielles du salut. Puis, au côté de l'Épître, sont signalées les œuvres de piété et de charité, dans la fondation d'une église, et la donation de biens ter- restres pour subvenir aux besoins de l'enseigement du peuple, de l'assistance des pauvres, et de la beauté du culte divin. Le troisième bas-relief, du côté de l'Évangile, nous montre la récompense de la foi et des bonnes œuvres. C'est le ciel où règne l'auguste mère de Dieu, après avoir consommé tous ses mystères d'ici-bas. C'est la grâce d'une sainte mort que nous lui demandons tous les jours, et dont nous avons l'exemple sous les yeux dans le décès de Louis le Pieux. La présence de la Sainte Vierge à ce redou- table moment prouve la fidélité de Dieu à ses promesses. N'a-t-il pas dit ? « Bienheureux celui qui a l'intelligence des besoins du pauvre et de l'indigent!... Au mauvais jour le Seigneur le délivrera. Le Seigneur l'assistera lui-même sur son lit de douleur. Le Seigneur retournera son lit, pour soulager ses infirmités. » (Ps. XL, 1 et 3.) J'ai dit au nombre 30 que l'autel d'Avenas n'avait été fait ou achevé qu'après le décès du roi Louis I. Cet autel est le fruit des