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largesses suprêmes du fondateur de l'église et de la paroisse. C'est
donc le monument authentique de la reconnaissance de l'église de
Mâcon et des habitants du lieu qui l'ont si bien conservé à travers
tant de siècles et tant de révolutions.
   Les contemporains de Louis le Débonnaire nous ont laissé sur
ses dispositions dernières et sa résolution de se défaire de tout en
faveur des siens, des églises et des pauvres, afin de mourir pauvre
lui-même, un récit trop touchant pour ne pas trouver ici sa place.

    « Lors commanda à Drogon, son frère, l'évêque de Metz, que il
fit venir devant lui tous les chambellans du palais, et les ministres ;
et voulut que tous ses joyaux et ses meubles, en quelque sotte que
ce fût, fussent écrits, fût en or, fût en couronnes, ou en pierres, ou
en armes, en livres, en vaisselle, en drap de soie, ou en ornements
d'églises. Pour ce le faisait que il voulait savoir ce qu'il pourrait
donner aux églises, aux pauvres, aux ministres du palais, et aux
deniers qu'il pourrait laisser à ses fils...
    « Après qu'il eut ainsi ordonné de toutes choses, il rendit grâces
à Dieu de ce que rien de propre lui demeurait... » (1)


                                                      F. CUCHERAT.



   (1) La succession de Charlemagne. Histoire de Louis le Pieux (814-840).
Extraits des gestes de Louis le Débonnaire, de l'astronome de Nithard, de Thégan,
d'Emold le Noir, etc., publiés par B. Zeller, maître de conférence à la Faculté
des lettres de Paris. Paris. Hachette. 1S83. P. 121.




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