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LE PÈRE DE LA CHA1ZE. 349
outre six à sept mille livres qu'elle a données d'abord, pour
mettre les classes en estât, et accomoder quelques chambres
pour le logement de nos Pères. J'avertis aussi tost ce R. P. Pro-
vincial de l'ordre du Roy, ne doutant point qu'il ne prist les
mesures nécessaires auprez de V. P. pour l'établissement de
cette maison. Je croy mesme m'estre donné l'honneur en ce
mesme temps là d'escrire amplement toutes ces particularités Ã
V. P. ; mais parce qu'on me mande delà Province de Lion qu'elle
n'a rien sceu de tout cela , je juge qu'il faut qu'il y ait eu quel-
ques lettres de perdues, et je satisfais à présent volontiers
encore à ce devoir , priant V. P. de vouloir bien faciliter la
chose, qui presse extrêmement. C'est le Magistrat de cette ville
là , le Gouverneur et les officiers du Roy qui ont demandé ins-
tamment l'entier establissement de ce Collège à Sa Majesté, qui
leur avoit commandé de faire à l'avenir tous les actes publics et
particuliers, et toutes les procédures juridiques en François ; ce
qui les a obligez de la prier de leur donner des Régens François
qui apprissent la langue à leurs enfans , en leur apprenant les
bonnes lettres, et qui leur épargnassent ainsi les soins et la
dépense de les envoyer estudier dans les pays estrangers. Comme
la chose pressoit, il a esté nécessaire de mettre d'abord la main
à l'œuvre, et de disposer les choses de manière que ce Collège
fust en estât d'ouvrir les classes pour le plus tard à la fin de ce
mois, ne doutant point que dans ce temps on n'eust tous les
agréements nécessaires de V. P. Je la suplie très humblement de
vouloir bien les accorder, et de croire qu'on ne peut estre avec
plus de respect et de soumission que je serai toute ma vie , etc.
FRANC, DE LA CHAIZE.
Au même.
A Paris , le 6 janvier 1684.
P. C.
Mon Très-Révérend Père ,
J'ay veu ici M. l'abbé Burlamachi, qui m'a rendu une lettre de
V. P. Je ferai en toutes occasions tout ce qui me sera possible