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184 EXPOSITION DE 1857. stimulant précieux pour nos artistes et quelquefois aussi un exemple et une leçon. Dans la dernière partie de ce travail, nous essaierons d'indiquer par quels moyens on pourrait peut-être arriver à atteindre ce but qui nous paraît destiné à produire les plus excellents résultats. En attendant, nous allons essayer de donner au lecteur une idée aussi complète que possible de l'ex- position ; l'examen que nous allons en faire sera , nous le croyons du moins, le meilleur commentaire que nous puissions fournir à .l'appui de nos observations. Si l'importance de l'ouvrage exposé devait être seule un litre à la préférence de la critique, ce n'est pas M. Couture qui nous occuperait d'abord en commençant la série de nos appréciations. Son unique tableau une tête (Fétude le lendemain du bal n'est, à tout prendre, qu'une pochade comme nous l'avons dit plus haut; mais M. Couture est l'auteur de VOrgie romaine et du Fauconnier. C'est en ce moment l'une des étoiles de l'art dans notre pays, et, quel que soit le jugement qui doit en définitive être porté sur lui, c'est une individualité trop marquante dans la peinture de notre époque pour qu'il n'ait pas droit tout d'abord à fixer notre attention. La têle d'étude représente un jeune viveur déguisé en pierrot, au lendemain d'une mascarade qui s'est terminée pro- bablement par quelque souper dans un cabinet particulier de la Maison dorée ou de quelque autre restaurant en vogue, à cette heure funeste où la fatigue l'emporte sur le plaisir. Tout ce que nous disons là est parfaitement indiqué dans la figure de ce beau jeune homme que le sommeil accable; les cheveux en désordre, les paupières rougies, le chapeau à l'aventure, tout y est parfai- tement; mais ce qui suffit pour une pochade ne serait point assez pour une figure qui aurait la prétention d'être terminée, et, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, il sera difficile de faire accepter cela pour le dernier mot de la peinture. Nous y avons remarqué aussi cette ligne de bistre enveloppant tous les contours, qui a déjà été reprochée à M. Couture dans ses pein- tures murales de l'église Saint-Euslache, et qui n'est après tout qu'une petite ruse de métier pour obtenir plus aisément un effet de couleur bien moins facile sans cela, et surtout moins prompt