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248 BIBLIOGRAPHIE cent, le début des Mêtuohes, il s'embellira pour nous du charme nhére nt à tout ce qui touche à l'histoire de notre cité. Pensionnaire forcé de la vieille forteresse, More de Pontgibaud conçoit immédiatement le dessein de s'évader. 11 avait remarqué que, située sur un point du château accessible du dehors et close d'un mur formé de moellons avec un simple revêtement de pierres de taille, sa chambre offre ainsi certaines facilités pour une tentative de fuite. Patiemment, avec une ténacité qu'accompagne une prudence toujours en éveil, le captif arrive à pratiquer un passage suffisant. Quarante-cinq nuits ont été consacrées à ce travail, et son lit, ramené chaque matin contre l'ouverture intérieure, en a dérobé la vue au geôlier sans défiance. Tout est prêt, un cordage improvisé à l'aide de linge et de draps découpés est fixé solidement, par son extrémité, à un pied du lit ; le prisonnier prend en mains l'autre bout et s'engage, non sans une anxiété bien légitime, dans l'étroite galerie. Une mince cloison de pierres reste seule à démolir, elle cède sous une poussée vigoureuse, et Pontgibaud, se laissant glisser le long de la muraille, recouvre la liberté non sans avoir essuyé les coups de feu de la garde accourue au bruit. Des cinq compagnons d'infortune auxquels il avait confié son plan d'évasion pour qu'ils y prennent part, un seul osa le suivre, mais, moins heureux que lui, il fut repris avant d'avoir pu franchir la. dernière enceinte. Q u a n t à notre héros, applaudi par les témoins de sa prouesse, il trouva immédiatement un abri protecteur d'où il gagna bientôt la- maison paternelle. Le volume édité par la Société d'Histoire contemporaine s'ouvre par une préface, signée de M. Geoffroy de Grandmaison, comprenant deux parties : i° un sommaire de la vie de More de Pontgibaud; 2° un historique de la première publication des Mémoires en 1827, chez le libraire Victor Thiercelin, de Paris, en un volume in-8 de 319 pages, devenu presque introuvable. Pontgibaud les écrivit lui-même à la sollicitation de la femme du préfet de police qui les jugeait susceptibles d'aider, par le piquant du récit, au succès d'une loterie pour ses pauvres. Dans cette seconde partie de sa préface, M. Geoffroy de Grandmaison- donne la mention des citations qui, à sa connaissance, ont été faites du livre des Mémoires depuis son apparition en 1827. • On est quelque peu surpris de n'y pas voir figurer l'étude qu'a publiée