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        DE MONSEIGNEUR CAMILLE DE NEUFVILLE                  123

ne tirerait-il pas son étymologie de Mas-Pierre ( i ) d'où
Mas-Pieu, puis Mespieu et enfin Mépieu ?
   A Quirieu, l'église d'en bas, qui avait été démolie par les
Huguenots, était encore en masures ; le chœur avait cepen-
dant été rebâti avec les libéralités d'une châtelaine des
environs. A la suite de l'ordonnance de Monseigneur de
Marquemont, l'église paroissiale avait été transportée en
haut à la pluralité des voix. Les murailles du bourg avaient
été rasées par ordre du roi il y. avait plus de vingt ans.
   Dans l'étendue de la paroisse de Charettes, il y avait au
hameau de Cras, une chapelle champêtre que Monseigneur
de Marquemont avait trouvé abandonnée ; elle avait été
rétablie par les religieuses de Salettes qui devaient y faire
célébrer une messe par semaine.
   La chapelle de La Balme, à l'entrée de la grotte, où il y
avait un ermite que le cardinal de Marquemont visita en
 1613, était sous le vocable de Notre-Dame de la Balme,
l'ermite n'y était plus et son logement tombait en ruines,
mais la chapelle était renommée par le concours des fidèles
qui y allaient en dévotion de tous côtés; la confrérie du
Rosaire y était établie. Le luminaire était entretenu de la
cire des royaumes et de ce qu'offraient les pèlerins. Une
dîme était due à cette chapelle que l'on appelait pour cela
la dîme de Notre-Dame. Avec le produit de cette dîme on
y disait la messe tous les vendredi de la semaine, la nomi-
nation à la prébende de cette chapelle avait été pourvue
en dernier lieu par l'archevêque de Lyon le 18 décem-
bre 1631. A l'entrée de la grotte et au pied du degré qui



   (1) Mas voulait dire hameau, village, par exemple Mas Rillier,
village près de Miribel.