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BERLCC-PÉRHSSIS 227 intéressante en remaillant de citations choisies^ dans ses œuvres. Choisir était, dans la circonstance a u - dessus de mon pouvoir, mais je ne dois cependant pas priver ces lignes du mérite qu'elles peuvent tirer de celui de M. de Berlue. Je les terminerai donc par un mor- ceau qui n'est sans doute ni le plus beau, ni le meilleur de sa collection, mais qui a, au plus haut degré, le mé- rite de l'originalité, pour nous du moins : SONNET TKEUVÉ EN UNG TIEIL LIVRE. Vous partez, mie, et poinct n'avez pleuré! Ma coulpe feust vous trop aymer peust-estre. Femme ne veult serviteur, ains ung maistre : Fol et meschant m'eussiez, crois-ie, adouré. Ores, allez, chiér esprit égaré : Fouillez la ville et par tout le champestre ; À Montfaulcon les corbeaux veux repaistre, Si treuvez cœur oneque au mien comparé. Quand reviendrez, portes, las ! seront closes. Et foulerez la.maulve'au lieu de roses : Le poure amant soubz l'herbe gésira. v Lors, pryez Dieu, l'âme en pleurs espanchée, Et tost, cuidé-ie, es cieulx reverdira, La fleur qu'aurez vous mesme icy faulchée. Ne sentez-vous pas là comme un regain du moyen-âge ? Charles BOT