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\<à               L ' H O P I Î A L DES   CATHERINES

delà Grenette, l'autre dans la rue de Vandran, rue dé-
molie aujourd'hui pour l'ouverture de la rue de l'Hôtel-de-
Ville, autrefois de l'Impératrice. En 1524, à la demande
des échevins de Lyon, comme aussi à la demande du pro-
cureur du roi, et plus tard, en vertu des lettres patentes
conoédges par le roi François 4er, et datées de Lyon de
cette même année 4 524 :
  « Les biens de quelques petits hôpitaux de la ville, savoir
« de Saint-Antoine, de Sainte-Catherine, de la Chanal,
« qui avaient été distraits ou usurpés, devaientêtre rendus
« à leur destination et pour cet effet remis aux recteurs
« ou administrateurs du grand hôpital. »
  Voici un détail tiré des archives de la Charité ; il nous
semble pouvoir trouver ici sa place :
  « Lorsqu'en 1533, cet hôpital de la Charité fut fondé,
« sous le nom d'Aumône-Générale, par les principaux
«• citoyens et bourgeois de Lyon, le statut de la fondation
« prescrivit ce qui suit :
  a 1° Il sera fait des distributions de pain aux pauvres
« pour qu'ils n'aillent pas mendier dans la ville ;
  « 2° Tous les petits enfants orphelins qui ne savent
« où se retirer seront mis k la maison de la Chanal, sous
« la direction de deux régents, pour leur apprendre leur
« créance, et quand ils auront huit ou neuf ans, on leur
« donnera un métier ;
  « 3° Quant aux filles orphelines, on les placera dans la
« maison de Sainte-Catherine, sous la conduite de deux
« ou trois femmes veuves, qui leur apprendront, dès l'âge
« de cinq ou six ans, à coudre et à filer, pour les placer
« ensuite en qualité de servantes. »
  Ainsi, dès Tan 1533, la maison de Sainte-Catherine
comptait au nombre des établissements régulièrement
administrés, et, dans cet établissement, l'on enseignait aux