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14 L'HOPITAL DES CATHERINES utile,de chercher dans les auteurs qui nous donnent des détails précieux sur nos annales, quelles furent, sous la domination romaine, les constructions publiques ou pri- vées occupant alors l'emplacement où se vit ensuite cet établissement de charité; il serait intéressant aussi, au moins pour ceux qui aiment à vivre dans les souvenirs du temps passé, de donner une description topographique de ces lieux, car on arriverait difficilement à descendre dans des détails trop nombreux ; mais cette étude nous force- rait à sortir du cadre que nous voulons remplir. D'ailleurs, pour étudier ces questions si intéressantes relatives à notre ville, on pourra toujours, en se reportante, une époque déjà bien loin de nous, consulter une notice écrite sur ce sujet par M. Martin-Daussigny, le savant et zélé conservateur de nos musées, et aussi un travail très- substantiel de M. Paul Saint-Olive, ce chercheur infatiga- ble quand il s'agit d'éclaircir un fait relatif à notre histoire locale. Dans ces riches documents, on trouvera de curieux et très-précieux commentaires sur les usages des temps anciens, et encore sur les objets divers décou- verts dans le sol des bâtiments du Parc, pendant l'exé- cution des premiers travaux ayant pour but d'asseoir, sur des fondations robustes, l'édifice important construit, de 4 859 à \ 861, par les soins de l'administration des hospi- ces civils, sous notre direction et d'après nos projets. L'époque à laquelle remonte la fondation du refuge des Catherines à Lyon, reste encore indécise, et rien, dans nos archives, à cause de pertes regrettables de pièces his- toriques très-nombreuses et très-intéressantes, faites à la suite de plusieurs incendies arrivés chez les notaires auxquels un certain nombre de ces pièces avait été confié (\), rien, disons-nous, ne saurait nous aider à déterminer (1) Voir, aux archives de la Charité, leproeès-verbal dressé par De Sève,,conseiller du roi, président et lieutenant-général on lasénéchau-