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THIERRIAT 291 vains, des artistes qui l'ont honorée. C'est ainsi que vous avez créé et enrichi, pendant plus de quarante ans, ces archi- ves de la grande famille lyonnaise ; car c'est à votre instiga- tion que tant de biographies, dues à la piété des parents ou à l'amitié des contemporains, ont été publiées dans votre recueil. A ce titre, vous m'avez demandé depuis longtemps une biographie d'Augustin Thierriat, mon père, en me fai- sant remarquer que ce travail était un devoir pour moi, qui pouvais, mieux qu'un autre, rappeler les services de celui qui, né dans notre ville le 10 mars 1789, fut l'un des bons élèves de son Ecole des Beaux-Arts (1810), pein- tre de genre, de fleurs et de paysage, fondateur de la plus importante école particulière de dessinateurs pour la fabri- que lyonnaise (1820 à 1860), professeur de peinture pour la fleur (1823-1854) à l'Ecole de Lyon, conservateur des musées (1830-1870), c'est-à -dire serviteur de sa ville natale pendant près de cinquante ans, et de plus collectionneur d'objets d'art depuis l'âge de sept ans jusqu'à sa mort—13 avril 1870.— Je vous apporte aujourd'hui cette biographie que mes occu- pations multiples m'ont empêché de vous donner plus tôt. Si elle offre quelque intérêt à vos lecteurs, c'est à vous qu'en reviendra le mérite, car vous en avez été l'instigateur. Votre serviteur dévoué, Ph. THIERRIAT. Près de l'hôtel du Parc, avant sa reconstruction par l'administration des Hospices civils de Lyon, en 1859, s'élevait une maison décorée d'une statue de la Sainte-