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Que les noms tous fangeux de mainte courtisane,
Martyrologe impur et croissant chaque jour ;
Et sentir sa misère, et gémir, et comprendre
Que l'on n'a plus d'espoir où. l'on puisse se prendre,
Est-ce là vivre, ô ciel ! et connaître l'amour?
SOUVENIRS DU CHALET.
Malgré le fracas de la ville,
Non, jo ne saurais t'oublier,
Humble châlot, séjour tranquille,
Ton souvenir est un asile
Où j'aime à me réfugier.
En vain, sur de lointaines rives
La vague du temps m'a poussé :
Dans mon amo que tu captives,
Jamais de tes beautés naïves
Un seul trait ne s'est effacé.
Sur le penchant do la colline,
Mon regard épris t'aperçoit,