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111 DOCUMENTS SUR LYON
courant de 1765, Ã l'adjudication des travaux de construc-
tion du mur de terrasse qui subsista jusqu'Ã nos jours et
fut remplacé, il y a une vingtaine d'années, par un talus
gazonné surmonté d'une balustrade en pierres.
En outre, par le même acte, les représentants de la ville
s'engagent encore à ne jamais élever, ni souffrir qu'on
élève sur l'emplacement situé entre le mur de terrasse et
les maisons Tolozan et Millanois aucun édifice, ni autre
construction; Ã ne jamais faire ni souffrir qu'on y fasse
aucune plantation d'arbres, ni aucun changement qui mas-
querait lesdites maisons et pourrait nuire à leurs vues.
Enfin, les parties expliquent que ces divers avantages et
reconnaissances de servitudes sur un terrain public étaient
concédés à Jean-François Tolozan, en exécution des pro-
messes que le Consulat avaient faites a son père, Antoine
Tolozan, lors de l'établissement de sa maison, afin de l'en-
gager à en décorer et orner la façade; et elles ajoutent
qu'abstraction faite de ces promesses, il ne pourrait conve-
nir, en aucun temps, de masquer une façade qui sert de
décoration pour la place publique et qui donne une idée
de la grandeur de cette ville à ceux qui l'aperçoivent de
l'autre rive du Rhône et des campagnes plus éloignées qui
forment l'horizon.
J'observe, en finissant, que c'était un heureux temps
pour les propriétaires que celui où ils pouvaient payer de
quelques ornements d'architecture sur les murs de leurs
maisons des avantages aussi considérables que ceux concé-
dés par la ville à Antoine Tolozan et confirmés à son fils
par l'acte du 2 avril 1764.
Alexandre POIDEBARD.