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474 chantements sans se lasser jamais. Ici le vieil Homère ra- conte avec une mélodie et une naïveté enchanteresses, les combats des Grecs devant Ilion ; il vous fait assister à l'entrevue si touchante d'Hector et d'Andromaque, à la scène déchirante du vieux Priam à genoux, baisant la main cruelle qui tua ses enfants, la main du formida- ble Achille. Il vous égare avec Ulysse dans la caverne du Cyclope, chez Eole, chez les Lestrigons, dans l'ile de Circé ; il évoque à vos yeux les morts; il vous mène dans l'ile des Phéaciens, chez Alcinoiis, et pousse enfin votre navire dans le port tant désiré d'Ithaque, après vous avoir fait connaître les mœurs et le caractère de ces âges héroïques. Là le divin Hésiode chante la Ge- nèse des Dieux de l'Olympe; il enseigne le travail aux hommes, et nous initie à la connaissance de la religion et de la vie domestique de ses contemporains. Ecoutez celte voix harmonieuse qui enlève les applaudissements de la Grèce entière assemblée aux jeux olympiques : c'est Hérodote, le père de l'histoire, racontant la vie et les traditions de tous les peuples qu'il a visités dans ses longs voyages. Et celte autre voix suave, douce comme le miel, c'est l'abeille attique, Xénophon , narrant les exploits et la sagesse de Gyrus, et l'héroïsme des dix mille. Etes-vous avide des émotions de la scène ? Enten- dez les Pères immortels de la tragédie, Eschyle, Sopho- cle, Euripide.—Puis, pour reposer votre ame des spectacles humains, venez aux jardins d'Académus vous élancer avec Platon dans le monde des idées, ou bien prome- nez-vous avec Aristote sous les Portiques du Lycée , et classez en dix catégories la multitude confuse des no- tions qui remplissent votre intelligence. — Et ce géant qui, du haut de la tribune, foudroie un rival stupéfait, ton-