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chantements sans se lasser jamais. Ici le vieil Homère ra-
conte avec une mélodie et une naïveté enchanteresses,
les combats des Grecs devant Ilion ; il vous fait assister
à l'entrevue si touchante d'Hector et d'Andromaque, à
la scène déchirante du vieux Priam à genoux, baisant
la main cruelle qui tua ses enfants, la main du formida-
ble Achille. Il vous égare avec Ulysse dans la caverne
du Cyclope, chez Eole, chez les Lestrigons, dans l'ile
de Circé ; il évoque à vos yeux les morts; il vous mène
dans l'ile des Phéaciens, chez Alcinoiis, et pousse enfin
votre navire dans le port tant désiré d'Ithaque, après
vous avoir fait connaître les mœurs et le caractère de
ces âges héroïques. Là le divin Hésiode chante la Ge-
nèse des Dieux de l'Olympe; il enseigne le travail aux
hommes, et nous initie à la connaissance de la religion
et de la vie domestique de ses contemporains. Ecoutez
celte voix harmonieuse qui enlève les applaudissements
 de la Grèce entière assemblée aux jeux olympiques : c'est
Hérodote, le père de l'histoire, racontant la vie et les
traditions de tous les peuples qu'il a visités dans ses
longs voyages. Et celte autre voix suave, douce comme
le miel, c'est l'abeille attique, Xénophon , narrant les
exploits et la sagesse de Gyrus, et l'héroïsme des dix
mille. Etes-vous avide des émotions de la scène ? Enten-
dez les Pères immortels de la tragédie, Eschyle, Sopho-
cle, Euripide.—Puis, pour reposer votre ame des spectacles
humains, venez aux jardins d'Académus vous élancer
avec Platon dans le monde des idées, ou bien prome-
nez-vous avec Aristote sous les Portiques du Lycée , et
classez en dix catégories la multitude confuse des no-
tions qui remplissent votre intelligence. — Et ce géant
qui, du haut de la tribune, foudroie un rival stupéfait, ton-