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475 seulement aux travaux de sa profession, mais encore à des recherches, à des expériences chimiques pour condition- ner, décreuser, teindre les soies, etc. (1). Plusieurs mémoires, restés inédits, prouvent l'immensité des connaissances qu'il possédait sur les différentes bran- ches d'industrie qui, depuis long-temps, ont fait de Lyon la capitale du commerce. A ces travaux spéciaux, le docteur Ozanam ajoutait d'autres travaux, ainsi l'histoire du commerce de Lyon , son origine, ses progrès occupaient ses loisirs; enfin, il a publié, dans ces derniers temps, une statistique du clergé de Lyon et de son diocèse où l'on admire la patience qu'il a mise dans les recherches et la lucidité dans l'exposition des faits. Cet ouvrage valut à son auteur, en 1827, de la part de l'Académie des Sciences de Lyon une mention honorable. La perte d'une fille chérie avait donné à son caractère une teinte mélancolique; ami d e l à vérité, il apportait parfois trop de sévérité à la défendre; mais, il faut aussi le dire, ses adversaires n'étaient pas à lui faire attendre long-temps une justice qu'il méritait par la franchise des armes qu'il employait; et nous qu'il honorait de son estime et de son amitié, nous pouvons affirmer que son cœur fut toujours bon, toujours généreux. Ami des artisans, au milieu desquels il passait une grande partie de son temps,comme médecin, comme chimiste (2) ou (1) L'Académie royale des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Lyon avait mis au concours la question suivante, pour les années 1822, 1823, 1824 et 182S : «Trouver le moyen de décreuser complètement la soie, sans l'énerver « et sans employer le savon ni aucune substance alkaline. Le prix ne fut pas décerné, mais une médaille d'or de 300 francs fut offerte au docteur Ozanam pour le mémoire qu'il avoit envoyé au concours. (2) La réputation de chimiste instruit et de médecin légiste lui avait mérité