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industrie], il était toujours prêt à les défendre contre celui
qui aurait voulu les tromper (1).
    Animé de ce noble sentiment qui rend égaux tous ceux
qui travaillent, il ne pouvait connaître une injustice sans
chercher à la faire réparer; homme universel, il parlait de
tout et sur tout avec cette bonhommie qui attache et cette
simplicité qui séduit. Peu fait pour les mouvements ora-
toires, c'est dans le tête à tête et dans les réunions d'amis
qu'il fallait l'entendre pour le juger.
    Le docteur Ozanam s'occupait aussi de l'éducation de
ses fils et il a contribué par là à faire de l'aîné un ecclésias-
 tique déjà remarqué quoique jeune, et du second un avocat
 qui s'est placé à côté des hommes les plus distingués de
son ordre.
    C'est à 64 ans, le 12 mai 1837, au milieu d'une carrière
honorable, à la veille de jouir, dans le repos, de ses succès
comme médecin et du bonheur de voir ses fils marcher
dignement dans la route qu'il leur avoit tracée, que le

la confiance des magistrats, et, plus d'une fois, il jetta une vive lumière sur
des questions qui pouvaient les embarrasser. Toutefois il ne donnait son avis
qn'après avoir bien examiné, bien vu et revu, et, dès que sa conviction
était établie, rien ne pouvait le faire changer; ni les menaces, ni les offres
d'argent n'eurent sur ses déterminations la moindre influence. Vérité, probité,
intégrité formaient sa devise constante. Ainsi, dans une cause célèbre, un chi-
miste attribuait la présence de quelques atomes d'arsenic aux tubes de verre
qui avaient servi aux différentes épreuves; le docteur Ozanam, avec l'esprit
d'observation e( d'exactitude qu'on lui connaissait, fit de nouvelles expériences
el il en tira cette conséquence, que, jamais et dans aucune circonstance, les
tubes de verre blanc ne pouvaient contenir de l'arsenic. L'Académie royale
de Médecine, chargée par le ministre de résoudre la question, confirma toutes
 les expériences qui avaient été faites par le docteur Ozanam.
   (1) Un ouvrier, père d'une nombreuse famille, en sortant de chez celui qui
l'occupait et d'où il venait de régler et recevoir ce qui lui était dû, se rend chez
le docteur Ozanam pour lui payer quelques visites; Ozanam a la curiosité de