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160 CHRONIQUE LOCALE.
M"' Guimet, si connue des pauvres, est décédée à Lyon le 2 février
courant, dans sa 88" année.
Présidente ou membre de plusieurs œuvres de charité , elle
se faisait distinguer îpar un zèle ardent et un grand esprit d'admi-
nistration.
Privilégiée comme on l'est peu, douée de tous les dons, riche et
intelligente, artiste de grand mérite, fière de son mari et de son
fils, elle était bonne et charitable, et, après une vie heureuse,
elle s'est éteinte daus un âge avancé, entourée d'estime et de
sympathie, ajoutons et de reconnaissance, car il n'est pas possible
que sa généreuse charité n'ait pas porté des fruits nombreux.
— Dans sa séance du 14 février, le Conseil municipal avait décidé
qu'une Commission composée de MM. Aynard, Bouvet, Chambart,
Lagrange, Noguès et Chavanne, président du Conseil, irait remercier
M. Bernard de la magnifique collection de tableaux qu'il a si généreu-
sement offerte à la ville. La Commission s'étant rendue en effet chez
M. Bernard, M. le docteur Chavanne lui a exprimé en termes chaleu-
reux la reconnaissance de la cité. Cette démarche a dû émouvoir
profondément le donateur et il en gardera certainement le souvenir
qui charmera les dernières années de sa vie.
C'est le 30 janvier, que le Musée Bernard a été ouvert au publie.
• En renouvelant son bureau, au commencement de l'année
—
académique, la Société littéraire a nommé M. Emile Guimet. prési-
dent; M. Flouest, vice-président ; M. Boy, secrétaire; M. Vettard,
secrétaire-adjoint ; M. Vachez, archiviste et M. de Valous, trésorier.
— La Société nationale d'Education a proclamé président M. Louis
Guillard; vice-président, M. Pictet; secrétaire, M. Michel; secrétaire-
adjoint. M. Bonnel ; trésorier, }l. Palu.
— Un ouvrage d'actualité dû à un Lyonnais de race, et qui
rappelle une de nos gloires les plus sympathiques et les plus pures,
vient de paraître chez Chaix. à Paris. Les de'putés des communes du
Bugey en 4789 et en 1876, par M. Etienne Récamier, docteur en droit,
membre de la Commission des bibliothèques et des archives de Lyon,
nous remet sous les yeux les doléances de nos pères. A cette époque
de 1789, dont on parle tant, les idées étaient loin d'être aussi avan-
cées qu'aujourd'hui et on peut étudier avec fruit ces pages calmes et
sérieuses, car, comme on le sait : l'histoire du passé est la leçon de
l'avenir.
— Le Père Prat, de la Compagnie de Jésus, Lyonnais d'adoption,
sinon de naissance, termine en ce moment son grand ouvrage :
Recherches historiques sur la Compagnie de Jésus en France au
temps du P. Coton. Ce travail, qui rappelle les études si sérieuses et
si importantes que les ordres religieux publiaient le siècle dernier,
aura quatre volumes ; le premier a paru, les trois autres suivront
rapidement.
— Le 17 et le 18 janvier dernier, les élèves de la promotion 4876,
à l'Ecole des Chartes, ont soutenu leurs thèses devant le jury
d'examen. M. Joseph Vaesen avait pris pour sujet de sa thèse la
juridiction commerciale h Lyon. Il a été inscrit le sixième sur la
liste proposée au ministre pour le diplôme d'archiviste-paléographe.
A V.
Lyon,— Imprimerie VINGTRINIER., directeur-gérant.