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               LE BIENHEUREUX LOUIS ALLEMAND                          319

   Les précautions qu'il prend dans le même chapitre ne
sont-elles pas un indice qu'il compte foire ensuite une lon-
gue absence ? Pour son propre compte, il remet à l'œuvre
de l'église une belle chap.pe blanche : celle-ci est déposée
au trésor, et on lui accorde l'autorisation de s'en servir
lorsqu'il officiera ( r ) . Sur ces entrefaites, et peut-être faut-
il voir dans cette démarche une marque de l'estime dans
laquelle le custode était tenu, l'archevêque, Philippe de
Thurey, entre au Chapitre, et c'est en sa présence qu'à
l'exemple des autres chanoines L. Allemand fonde une
livraison de pain et de vin chaque année, le jour de la fête
de saint Jean devant la Porte-Latine. Pour le service de cette
livraison, il s'oblige de tous ses biens. Au nom de son
neveu il fonde ensuite une livraison qu'il fixe au jour'de
Pentecôte : c'est Jean de Pymorenc, qui, en qualité de pro-
cureur de Claude, s'oblige pour le paiement de celle-ci.
  L. Allemand assiste encore à l'assemblée capitulaire du
lé avril, puis il disparaît. On ne le retrouvera au chapitre
que 22 ans plus tard, lorsque, pourvu pour la seconde fois
d'un canonicat, il viendra en prendre possession.



   (1) L'inventaire dressé en 1418, au moment où, en suite du décès
de Jean de Fontana, alias de Gênas, le trésor était remis à Jean Fusilis,
chanoine de Saint-Just, qui lui succédait dans la charge de trésorier,
fournit sur la chappe donnée par L. Allemand quelques indications.
C'est, y est-il dit, une belle chappe de petit or, avec son orfroi, sur
laquelle sont brodées l'Annonciation de la Vierge Marie et les armes
dudit custode et celles du camerlingue. (Act. Capit. vol. 10).
   Elle dut servir assez fréquemment, puisque le 20 juillet 1421 on donne
ordre à Jean Fusilis, trésorier, de payer, sur le fonds du trésor, a Michel
de Ges, brodeur de l'église, 4 escus d'or pour réparation et fourrure de
la chappe donnée par l'évêque de Maguelonne, autrefois custode.