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318          LE BIENHEUREUX LOUIS ALLEMAND

s'engagea par serment à faire de son mieux et à remplacer
les serviteurs manquants. Le Chapitre dut être satisfait de
sa réponse, puisque le même jour, il lui permettait de
porter l'habit de l'Eglise, après toutefois que le précenteur
se serait assuré qu'il était né de légitime mariage, qu'il
n'était pas marié et « non fuit de religione » : un siècle
avant Luther, cette expression doit sans doute se com-
 prendre qu'il n'est pas entré eii religion ( i ) .
    La même année, 1410, Jean de Pymorenc, au nom de
L. Allemand, acçense et amodie à Guillaume Thomas, curé
de Saint-Etienne-sous-Reyssouze les dixmes et servis que le
custode possède dans ladite paroisse : l'açcensement est fait
 pour trois ans, à raison de 30 florins d'or par an, payables
 20 florins à la Saint-André apôtre, et 10 florins à la Saint-
 Hilaire (2).
    Le canonicat vacant en suite du décès du cardinal Pierre
 de Thurey fut conféré, en 1411, par le Saint-Siège à un
 neveu du custode, Claude Allemand, fils de son frère Pierre
 et de Jeanne de Grandval. Les bulles apostoliques de pro-
 visions furent présentées au Chapitre le 19 mai 1411, et les
 produits témoins pour la preuve de noblesse examinés le 28
 du même mois. Mais la preuve fut déclarée insuffisante poul-
 ie côté maternel; elle fut reprise le 24, 26 mars et 12 avril
 de l'année suivante, et semble avoir été pour L. Allemand
 l'occasion de revenir à Lyon. Présent le 3 avril 1412, qui
 est le jour de Pâques, il assiste le 12, à la réception de son
 neveu et s'oblige en même temps que son frère Pierre, le
 père du nouveau chanoine, pour le paiement de la chappe
 de ce dernier.


  (1) Arch, Départ. Fonds de St-Jean. Actes Capit. vol. 8
  (2) Arch. Départ. Fonds, de St-Jean. Armoire Daniel, vol. 39, n° 1.