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PASSÉE PAR LE CHATELAIN DE MONTMELAS 189
venant des maisons Duchamp et allarent contre le lieu appelé
le treyve-Morel, auquel lieu le dict cappiteyne et ses
soldarts estoient arrêtés. Auquel cappitaine le dict seigneur
de Montmallasdict à auite voys par tels mots : « Mon cappi-
teyne, parlez à moy à la foy. Ont ne vous veux poinct faire
'de mal; je vous priemontrez-moy vos commissions. » Lequel
cappiteyne dict qu'il n'en feroit rien, et ce disant se recula
de sept ou huict pas portant ung tobache ou rondache au
poin, et dict à ses soldarts par tels mots : Sus, soldarts,
prenez courage, arquebouziers de main en main, ventre-
Dieu, tues, tues tout, et tirarent envyron douze ou quinze
coups d'arquebouze contre le dict seigneur de Montmallas,
ses serviteurs et aultres assistans, et près s'en allarent
contre le treyve des Bussières ; comme il a dict et plus n'en
dépose et n'a signé sa déposition pour ne scavoir escrire. »
« André fils de Claude Picard de Dénicy. » (Déposition
semblable déclarant qu'arrivé aux maisons Duchamp il s'en
va à Dénicy en la maison de son père, et signe sa déposi-
tion.)
« Pierre de la Mercery, dict Combrichon, laboureur de
la paroisse de Dénicy, aagé de trente ans ou.envyron,
adjourné par le dict Menestry sergent, comme il nous a
rapporté de vive voix, lequel de la Mercery par serment
faict aux saincts Evangilles dict et dépose sur le contenu
de la plaincte et dénonciation sus escripte, circonstances et
dépandances d'icelles, scavoir que, hier dimanche, envyron
l'heure de dix à unze heures de mattin, il alla en la paroisse
de Coigny tirant contre Corcelles (10) au devant de
(10) Corcelles, terres et maisons qui, au siècle dernier, sont men-
tionnées comme fief dans les almanachs de Lyon.
En 1699, Marc de S1 Georges, fils légitime et naturel (sic) de Antoine