Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
                   J.-E. VALENTIN -SMITH                  367

   De cette loi célèbre, treize manuscrits subsistent encore.
Mais aucun d'eux ne remonte au-delà du ixe siècle, et tous
présentent des variantes assez importantes. Un autre se fût
contenté de publier le texte de l'un d'eux, soigneusement
revisé, à l'aide de toutes ces variantes. Ce fut d'abord son
premier projet, mais, par des motifs qu'il a exposés dans sa
préface, il se décida bientôt à publier successivement
chacun de ces manuscrits.
   Commencée en 1889, cette publication n'a été terminée
qu'au mois de décembre 1890, par l'impression du qua-
torzième et dernier fascicule, qui est venu compléter cette
œuvre, dont l'importance a été justement appréciée jusqu'en
Allemagne.
   Et pendant qu'il poursuivait ainsi sans relâche ce travail
si considérable, on le voyait encore donner à la Revue du
Lyonnais son étude sur les Fouilles dans la vallée du Formans,
et au Moniteur Judiciaire de Lyon, ses Souvenirs d'un ancien
magistrat, qui renferment des portraits si curieux et si
attachants.
   Rien n'avait pu lasser son activité persévérante, qui lui
a permis de laisser des travaux si estimés des érudits, de
même que rien n'avait pu altérer chez lui cette affabilité si
cordiale, qui formait le fond de son caractère, et lui a valu
tant de sympathies.
   Mais la publication de la loi des Burgondes fut son
œuvre dernière. A peine était-elle achevée, que la mort
semblait l'avoir touché de son doigt implacable. Depuis
deux mois, un état de faiblesse, qui avait succédé, tout à
coup, aux derniers efforts d'un travail incessant, avait pro-
gressé sensiblement chaque jour. Et c'est ainsi qu'il s'est
éteint doucement et sans souffrance.
   M. Valentin-Smith était demeuré le dernier survivant