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I72               LES TEMPLES ET LES CIMETIÈRES

   La première et la plus instante des demandes des
Réformés fut faite, en juin 1571, par voie de requête au
Roi ; elle fut renouvelée, le 14 octobre de la même année,
dans les articles présentés à l'occasion de la conférence de
Blois. A défaut, deux prêches devaient être établis, le pre-
mier, dans les faubourgs de Charlieu et le second dans « un
autre lieu de pareille commodité que Saint-Genys Laval. »
Les requérants sollicitaient d'être autorisés à faire l'exercice
de leur culte, non plus à Saint-Genis-Laval, mais « en la
grange du prevost Jehan, nonobstant que ladicte grange
soyt au pays de Daulphiné., attendu qu'elle est près de la
ville de Lyon. »
   Nous parlerons encore de Saint-Genis-Laval, d'après
d'autres documents.
   Le Roi, par lettres-patentes « touchant l'élection du
presche en Lionnoys », avait concédé aux Réformés « les
faulxbourgs Sainct Genys Laval. » Au moment de la prise
de possession du terrain, des oppositions se produisirent
comme précédemment. Le chapitre de Saint-Jean pro-
testa énergiquement de^nouveau [en sa qualité de « sei-
gneur justicier de Sainct Genys. » Les Réformés présen-
tèrent, de leur côté, des requêtes en septembre et en
novembre 1570 et en janvier 1571, faisant valoir l'impossi-
bilité d'aboutir à raison de la résistance des « gentils-
hommes catholicques et des ecclésiasticques seigneurs
justiciers de toutes les terres, places et seigneuries » (2).


   (2) On lit dans une note du manuscrit du poème sur les guerres de
religion (De Tristihis Gallia) : « En 1570, la paix étant faitte, les Pro-
testants eurent leur Temple au village de Saint-Genis à deux lieues
de Lyon ; mais sur les rcmonstrances de messieurs de Sainct-Jean, à
qui cette terre appartient, il fut transporté au delà du Rhône au man-
dement de Béchevelin. »