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416            CHAZAY-D'AZERGUES EN LYONNAIS

au siège présidial de Lyon (27), fils dJÉtienne de Varax
et d'Anne-Marie Rolland.
   Hugues Riverieulx de Varax, qui possédait en Dombes et


Frère Jean Thevenet, en triourant, 1724, institue pour son héritier le
Frère Guillaume Morel. Celui-ci, resté seul, s'adjoint un nouveau Frère,
Charles Bourdin, qui devient son héritier. Ce dernier, à son tour,
s'adjoint Adrien-Sérapion Le Tellier, qui, à la mort de Charles
Bourdin, se choisit pour compagnon Jean Bert, 1733. Cette même
année, Jean Bert ayant sollicité de l'archevêque l'autorisation d'aller
en pèlerinage à Saint-Paul-de-Lëon en Bretagne, l'archevêque,
Charles-François de Châteauneuf de Rochebonne, lui donne permission
et sauf-conduit, le 11 mars 1733.
   Ils vivaient ainsi au milieu de l'estime générale quand ils eurent à
subir la persécution et les mauvais procédés d'un habitant de Chasselay,
nommé Michel Ritton. Cet homme encombrait leur [cour de matériaux et
d'immondices, leur interdisait un passage qui cependant était commun
et les poursuivait des plus horribles insultes, que la bienséance, dit le
jugement, ne permet pas de répéter. Obligés pour se défendre d'en
appeler au juge de la baronnie à Chasselay, celui-ci, nommé Mogien,
condamne par défaut le sieur Michel à l'amende et aux frais, le
 30 novembre 1747.
   Les ressources des deux ermites étaient si minimes qu'en 1748 deux
braves personnes de Lissieu, Jean Briard et Jeanne Colonges, sa
femme, fondent en leur faveur une pension de 50 livres.
   Le dernier des deux survivants, Jean Bert, alla mourir à l'Hôtel-
Dieu de Lyon, mais il voulut être enterré dans l'église de Lissieu et
laissa son ermitage à messire Charles de Masso, marquis de La Ferrière,
baron de Chasselay, en 1764. Messire de Masso n'y nomma aucun
titulaire et l'ermitage abandonné tomba peu à peu en ruines, laissant
si peu de vestiges que c'est à peine si l'on en connaît maintenant l'em-
placement. A la grande Révolution, lorsque la nation voulut s'emparer
des biens qui avaient appartenu à cette maison de prières, les héritiers
de Pierre Chasseing, de Lissieu, y mirent opposition et revendiquèrent

  (27) Almanaçh de Lyon, 1747.