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DUS l'KOTiiSTANTS A LYON 267
qu'il feist et y a demeuré jusques à présent à l'instance de
ceulx de sa religion et par permission de ceulx de Genefve,
au surplus extime que ledict article de déclaration s'entend
pour ceulx qui despuis auraient entreprins l'exercice du
ministaire entre ceulx de ladicte religion et a esté bien
adverty que ledict article ne le concerne et que pour son
regard Sa Majesté n'a entendu qu'il vuyde son Royaulme
ne qu'il délaisse l'exercice dudict ministaire, oultre la prière
et instance qu'en ont faict ceulx de ladicte religion. Mesmes
extime luy... que aiant esgard à la confédération d'entre
Sa Majesté et lesdicts quantons de Berne et Fribourg luy
est loisible demeurer es terres de ce Royaulme et y faire
comme s'il estoit natif d'icelluy et a signé Pierre Viret. »
Le lieutenant criminel prononça, à l'audience du
27 août, l'expulsion de Viret ; celui-ci fit appel du juge-
ment, mais le juge décida que, nonobstant l'appel, il serait
passé outre, et on lit au procès-verbal : « En sortant de
ladicte chambre (de la police) ledict Viret a dict à haulte
voix telles parolles et bien messieurs Dieu y pour-
voira (11). »
Viret avait comparu en compagnie d'un autre pasteur,
Jean Chassaignon, qui déclara être de Monistrol en
Velay.
Un autre ministre dut aussi sortir du royaume. C'était
David Chaillet, « natif de Neufchastcl en Suysse », qui
avait été d'abord ministre à Vienne en Dauphiné et qui
l'était à Lyon depuis 1562. Il était âgé de 26 à 27 ans.
(il) Un pasteur, Clément de Paye, qui a écrit l'histoire de la
communauté Réformée de Lyon (L'Eglise de Lyon depuis Tévêque Pothin
jusqu'au réformateur Pierre Viret, 1859), s ' e s t e n e^ei arrêté dans son
récit à la venue à Lyon de Pierre Viret.