Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
                  VIEUX CHATEAUX DU LYONNAIS.              149

son domestique, avec l'assistance des frères de Rofi'ec i l :
Antoine de Balzac, évêque de Valence et de Die et prieur
d'Ambierle; Pierre de Balzac, abbé deVezelay; Louis, com-
mandeur de Merroles del'ordrede Saint-Amoine, etRobert,
chevalier, seigneur d'Entragues, sénéchal d'Agénois. La
même année, Roffec de Balzac achetait d'Urbain Terrail,
fils d'YvesTerrail et de Françoise Jossard la part de la terre
de Châtillon que possédait le vendeur du chef de sa mère,
au prix de 800 écus d'or qui lui furent payés, en onze tas-
ses d'argent pesant 45 marcs et 500 écus d'or, par noble
Humbert de Varey, élu du roi et trésorier de Lyon, sei-
gneur de Belmont, le 8 octobre 1474. C'est ainsi que la sei-
gneurie de Châtillon, qui avait été divisée pendant plus de
deux siècles, fut enfin réunie dans les mains d'un seul
seigneur (1).
   Quelques années plus tard, nous voyons Roffec III don-
ner quittance à Jean le Gendre de 30 livres pour un quar-
tier de ses gages, en qualité de capitaine de 30 lances
(23 août 1489). C'est là le dernier souvenir que nous ayons
de ce seigneur. Il mourut la même année sans postérité, et
Châtillon, avec la plupart de ses autres terres, passa à son
frère puîné, Geoffroy, seigneur de Montmorillon et de
Saint-Clément en Bourbonnais.
   Elevé à la Cour, comme page du roi Charles VIII, Geof-
froy eut, comme son père et son aïeul, une large part dans
les faveurs royales. Il remplit aussi à la cour les fonctions
de conseiller et chambellan du roi. En 1484, Charles VIII
avait créé en sa faveur une foire au bourg de Saint-Clément.
Quatre ans plus tard, il reçut du même prince tous les
biens confisqués sur Jean Boudet (1458).
   Geoffroy épousa Claude Le Viste, fille aînée de Jean Le
Viste, seigneur d'Arcy, premier président à la Cour des
Aides, et de Geneviève deNanterre. Cette alliance avec une
famille lyonnaise, célèbre dans nos annales consulaires,

  (J) Mazures de l'Isle Barbe, p. 190, 595 et 598.