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 les mares elles fossés qui recèlent une certaine quantité d'eau,
 et qui n'arrivent jamais à un dessèchement rapide et complet
 constituent, pendant lasais on des chaleurs, un réceptacle de
 décomposition, un vaste laboratoire où se préparent et se dé-
 veloppent ces principes subtils, insaisissables, qui prennent le
 nom de miasmes et auxquels doivent leur origine les mala-
 dies épidémiques qui répandent la mort et la désolation parmi
 les populations. Les émanations délétères ne circonscrivent
 pas toujours leurs ravages aux localités qui touchent à leurs
 foyers ; elles s'étendent quelquefois au loin , portées dans
 l'atmosphère, et se fixent accidentellement dans des localités
 saines où elles président au développement des fièvres perni-
 cieuses, de la fièvre typhoïde et des dyssenteries épidémiques.
 Du moins, ce n'est qu'ainsi que l'on peut expliquer ces mala-
 dies dans les localités où il n'existe aucune cause d'insalubrité
 notable., aucun foyer d'infection.
    Laissons de côté l'influence lointaine des marais et des
 étangs et bornons-nous à étudier celle qu'ils exercent d'une
 manière immédiate, incessante el incontestable sur les habi-
tants qui les avoisinent.
    Je pense, et c'est une vérité qui ressort des phénomènes
physiologiques, que les exhalaisons putrides, produit de la dé-
 composition des animaux et des végétaux dans les marais et
les étangs, par l'action solaire et l'évaporation, ou fournies de
toute autre manière, constituent un air impur qui a une pro-
priété essentiellement anti-vitale. Sous ce méphitisme, les
maladies ne se déclarent que lorsque le principe vital est pro-
fondément atteint ; alors il y a réaction et fièvre^ c'est-à-dire
que la nature se révolte et rassemble toutes ses forces médi-
catrices pour lutter contre le poison : c'est ce qui constitue
les accès simples ou pernicieux, selon l'intensité de la cause et
la force des réactions vitales. La nature exprime le danger et
fait un appel à l'art pour seconder et faire triompher ses efforts
conservateurs.
  Sauf ces cas de réaction fébrile, il y a empoisonnement pro-