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parallèles et non diagonales. Il paraît encore que les monu-
ments persans et indiens a n t i q u e s , dont on n'a guère que
de vagues descriptions, étaient construits suivant le même
principe. Quant aux édifices orientaux existant aujourd'hui,
tous sont relativement 1res modernes ; p u i s , l'ogive d'Egypte
n'est autre chose qu'une ellipse, et la mosquée de Cordoue ,
que l'on cite fort s o u v e n t , est plutôt elliptique qu'ogivique.
Dans notre France méridionale , nous avons des voûtes ogi-
viques dès le XI« siècle , e t , en Italie ,1e couvent de Subiaco,
rebâti au I X e , confond déjà l'ogive et le plein cintre. Les
croisades doivent donc être mises de côté, dans le cas pié
sent. Mais pour ne pas être exclusif, nous dirons avec
M. Dussieux : « L'ogive n'est point seulement orientale , elle
est cosmopolite, son emploi n'est point caractéristique, mais
secondaire.
   Qu'avons-nous donc rapporté de l'Orient, en fait d'art? Ses
temples sont écrasés , les nôtres sont verticaux ; les peintures
sont bannies des siens, elles abondent dans les nôtres ; les fi-
gures sont proscrites chez les Arabes, et elles couvrent tous
nos monuments. Notre art militaire diffère essentiellement
du l e u r , ainsi que noire tactique navale, nos a r m e s , nos vê-
tements , notre m u s i q u e , nos goûts et nos habitudes. De quoi
donc leur sommes-nous redevables ? de l'usage des vêtements
de soie, peut-être ; de l'art de ciseler les métaux précieux
et les bijoux, encore pourrions-nous nous flatler de tenir
des Grecs ce dernier talent. Les Arabes ont amélioré notre
m é d e c i n e , c'est possible , mais ils ont ruiné nos finances,
dévoré notre jeunesse, peuplé nos couvents, exaspéré l'ar-
deur belliqueuse de nos soldats            Voilà, ce me s e m b l e , les
seuls changements remarquables introduits en Occident par
les croisades ; y a-t-il donc là de quoi s'en flatter? Nous ne le
pensons pas. A part d'amples moissons de gloire et de sou-
venirs, les croisades nous ont nui plus qu'elles ne nous ont
rapporté. Nos arts sont bien les nôtres. Enfants du génie r o -
main , modifié par celui du N o r d , ils sont nés sur notre