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Causerie d'un Bibliophile ENDANT ces deux derniers mois de juillet et août, alors que les bibliophiles citadins s'ébattent à la montagne, aux eaux, à la mer, une véritable floraison de livres lyonnais est venue s'épanouir pour le plus grand bonheur de nos frères infortunés, que leurs occupations retenaient sur l'asphalte de la ville surchauffée. A mon retour d'exil d'un affreux trou de la Savoie, où certes je n'avais pas été villégiaturer pour mon plaisir, je trouve ma table encombrée de volumes de tous les formats, mais non de tous les genres, et se tenant en général dans la note grave. Par suite de la fréquentation journalière des commensaux obligés de table d'hôte, j'étais revenu avec l'intellect tant soit peu déprimé. La besogne qui s'offrait était la bienvenue. En aussi bonne compagnie, je n'ai pas tardé à reprendre mon aplomb, et me voici tout disposé à vous faire connaître les nouveaux venus. : * ** M. l'abbé Pourrat, qui a professé avec distinction la philosophie au petit séminaire de Saint-Jean, avait employé