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238              JOANNON DE SAINT-LAURENT

très postérieure, à cette époque. Enfin, dans une suite au
discours précédent, le savant physicien offrait quelques
réflexions sur les intervalles que les progressions ont établis
pour consonnances et dissonnances et une méthode pour
trouver par le rapport des nombres ces intervalles.
 - Toujours en quête des perfectionnements que la science
pure peut apporter à l'industrie, Joannon consacre à l'art
dé la coutellerie un intéressant article (1). Il examine suc-
cessivement les outils nécessaires à la fabrication des
ouvrages, et surtout la roue propre aux couteliers, dont il
a étudié, à un autre point de vue, le fonctionnement dans
l'art de la gravure des pierres précieuses, puis les objets
qui sortent des fabriques, enfin les moyens de porter la
coutellerie à un plus haut degré de perfection, soit en
faisant de meilleurs outils, soit en améliorant la trempe.
A cette époque, la meilleure coutellerie se faisait en France,
 dans les villes de Paris, de Caen et de Moulins.
   Le Mémoire sur la fabrique des porcelaines, dont nous
avons déjà parlé, présente un grand intérêt. L'auteur exa-
mine quelle est le point de perfection des porcelaines de la
Chine, comment cette fabrique a été apportée en Europe,
dans quel état elle se trouvait eh France en l'année 1737,
comment on pourrait la perfectionner. La porcelaine
chinoise est un mélange de terre choisie, de sable et de
cailloux piles et réduits en poudre. On en fabrique de
toutes couleurs, en blanc, en bleu, en violet, en noir,
mêlé de parcelles d'or. La jaune est la moins estimée. La
blanche peinte avec des fleurs ou des compartiments en



   (1) Mémoire sur la coutellerie, t. II, p. 502, n° 977. Mélanges sur
lis arts mécaniques. (Manusc. acad.)