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204              CAUSERIE D'UN BIBLIOPHILE

nouveaux quartiers de la rive gauche du Rhône, où s'étale
en pleine lumière la vulgarité bourgeoise des maisons
d'entrepreneurs.
   Mais ce que je ne puis laisser passer, sans protester hau-
tement, avec ma conscience de vieux Lyonnais, c'est l'inser-
tion d'une composition aussi fantaisiste, que d'aucuns
peuvent prendre pour un projet sérieux, dans un ouvrage
qui traite des plus anciens souvenirs de l'illustre Eglise de
Lyon.
                              * *

    In multa pqtientia, telle était la devise célèbre de l'un de
nos derniers archevêques qui, lui, s'est rendu surtout
célèbre parla manière dont il la mettait en pratique. Hélas,
ce n'est point la mienne! Les flèches de Saint-Jean et la
-nouvelle Ecole de Leidrade m'ont laissé dans une telle effer-
vescence, que j'ai été obligé, pour reprendre le fil de cette
causerie, de faire appel à l'intercession du respectable arche-
vêque défunt. J'ai été bien servi. Le sujet qui s'offre sous
ma plume est de ceux qui produisent l'apaisement, nous
rappelant à la charité chrétienne.
    Parmi les institutions dont s'honore le diocèse de
Lyon, il faut citer la maison de retraite de Vernai-
son. Ce n'est qu'au siècle passé, vers 1737, que l'on
songea à l'hospitalisation des prêtres âgés ou infirmes. Sur
l'initiative de. quelques ecclésiastiques et avec l'assentiment"
de François de Châteauneuf de Rochebonne, archevêque de
Lyon, il fut fondé une maison de retraite établie d'abord
à la Croix-Rousse sous la désignation de séminaire deSaint-
Pothin. (De là, vient le nom de la rue actuelle de Saint-
Pothin.) Plus tard, elle fut transférée à nie-Barbe ; dans
des locaux délaissés de l'ancienne abbave. La maison n'avait