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128                      SOCIÉTÉS SAVANTES

les résultats obtenus jusqu'ici, paraît devoir régénérer les vignobles de
l'Indre, presque abandonnés dans ces dernières années.
   M. Cornevin annonce le décès de M. Richard, du Cantal, le doyen
ces membres correspondants de la Société, mort à l'âge de quatre-
vingt-dix ans. La longue existence de M. Richard a été féconde et
bien remplie. Après avoir professé à Grignon, il fut nommé directeur
du haras du Pin. Il fonda les annales de cette institution et fit
paraître un traité de la conformation du cheval, qui attira vivement
l'attention des spécialistes. Après la révolution de 1848, il fut élu
représentant du peuple et siégea successivement à l'Assemblée consti-
tuante et à l'Assemblée législative. Il fit adopter certaines mesures en
faveur de l'enseignement agricole, formula diverses propositions rela-
tives à la police sanitaire, et contribua à la rédaction de [la loi de 1849.
Les événements de 1 8 5 r i e firent rentrer dans la vie privée, qui ne
fut pas pour lui le repos. Il se consacra dès lors uniquement à l'agri-
culture, à la poursuite des améliorations agricoles et à l'achèvement de
certains travaux scientifiques. Il devint successivement membre de la
Société d'acclimatation, de la Société centrale des agriculteurs de
France, et membre correspondant de la Société d'agriculture. Ses
travaux et sa haute notoriété lui ont créé d'illustres relations ; il
suffira de dire qu'il comptait au nombre de ses amis, Duvernoys,
Geoffroy-Saiht-Hilaire et Bouley.
   M. le Président donne lecture de deux mémoires de M. Raphaël
Dubois, professeur de physiologie à la Faculté des sciences, rédigés
pour les publications du Laboratoire d'études de la soie. Le premier
de ces mémoires traite de la solidification du fil à la sortie de la glande
séricigène du bombix mori ; le second des principes colorants de la soie
jaune et de leur analogie avec la carottine végétale. M. Dubois
signale, dans la glande séricigène, deux substances, l'une formant la
•couche externe du contenu de la glande, l'autre, la fibroïne, presque
fluide, transparente, destinée à former l'axe du fil.
   Quant à la matière colorante des cocons jaunes, l'analyse chimique
montre qu'elle se compose de substances diverses, les unes amorphes,
les autres cristallisables, substances altérables à l'air et à la lumière,
tout aussi solubles que la carottine végétale et dont les solutions présen-
sentent les mêmes caractères optiques. Incidemment, la mémoire de
M. Raphaël Dubois revient sur la coloration de la soie au moyen d
matières colorantes répandues sur les feuilles de mûrier, et, contraire-