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  20                     NOTICE HISTORIQUE

  mières si précieuses à la médecine pratique, ne montre le
  plus souvent que les produits de la maladie et les effets de
  la mort. Ainsi celui qui contemple un champ de bataille
  après le combat, ne voit que les tristes résultats de la guerre,
   sans pouvoir même en conjecturer les causes, ni se repré-
  senter l'ordre de la bataille et les circonstances de la lutte.
     Poursuivant sa pensée, pour prouver que ce n'est pas
  dans le cadavre seul qu'il faut étudier la merveilleuse struc-
  ture de l'homme, l'orateur termine par une figure dont on
  peut admirer l'éloquence, mais dont il est permis de contes-
  ter la justesse. Tournant ses regards vers la contrée qui
  fut le berceau, le sol classique des arts et de la civilisation,
  qui ne présente aujourd'hui que la solitude du désert, et le
  silence de la mort, il se demande si, dans ces lieux, rien
  peut indiquer le mouvement, les richesses, la splendeur
  d'autrefois?
     Ce sont les idées, souvent les paroles du professeur que
  je rapporte, je suis loin d'adopter toutes ses conclusions,
  ainsi qu'on le verra par mes remarques personnelles. En
  combattant des systèmes qu'il considérait comme faux ou
  dangereux, par intervalles, le but a été dépassé par lui ; il a
  exagéré, a mon avis, lorsqu'après avoir établi que, dans les
  altérations morbides, et dans les remèdes, il y a sou-
  vent quelque chose de spécifique dont la manière d'être est
  révélée par l'observation, il a soutenu que c'est a l'observa-
  tion seule que la clinique a dû tous ses progrès.
     L'étude de la physiologie porte l'auteur vers l'examen du
  système de Broussais, qui régnait alors presque sans par-
• tage. Il nie la possibilité d'arriver par cette voie a deviner, a
  connaître la pathologie. C'est là le point de départ de sa ré-
  sistance, de ses attaques contre la théorie de l'irritation.
  Cette lutte, cette controverse qui aujourd'hui nous laissent
  bien calmes, bien indifférents, agitaient, à l'époque, la mé-