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520              NOTICE SUK LE P. DE MONTAUZAN.

prenons d'un écrit intitulé: Moyen pour demander la révo-
cation de l'arrêt provisionnel contre les Jésuites, qui est joint
à la condamnation que la cour de Parlement a faite de vingt-
quatre ouvrages de leurs différents auteurs, le 6 août 1761.
C'est à la page 9e qu'on nous donne la date de la mort du P.
de Montauzan.
   Les lettres suivantes nous montreront que ce religieux tra-
vaillait aux Mémoires de Trévoux, et qu'il était en état d'en-
tretenir les plus honorables relalions. Un homme que le
docte Maffei ne quitta.presque pas, dans son séjour à Lyon,
ne devait pas être sans mérite.

                          PREMiÈRE LETTRE.

                             [sans date (1).

   « Le commerce littéraire que le P. Sarrabat (2) me propose
de votre part, m'est trop honorable et trop avantageux pour ne
pas y répondre avec tout l'empressement possible. Je sens,
Monsieur, tous les avantages qui me reviennent de l'honneur
de votre correspondance: vous êtes en relation avec les prin-
cipaux savants de l'Europe; vous leur communiquez vos con-
naissances et vos découvertes, comme ils vous font part des
leurs. Je ne connais point de meilleur moyen pour s'enri-
chir des solides biens de l'esprit, et pour acquérir des trésors
de littérature. Que le plaisir serait flatteur pour moi, Mon-
sieur, si je pouvais espérer d'y avoir part! Du moins n'oublie-
rai-je rien pour le mériter.

  (1) Nous verrons plus loin que cette lettre doit être de 1731 ou 1732.
  (2) Nicolas Sarrabat, jésuite, né à Lyon le 9 février 1698, mort le 27 avril
1737 ; il fut professeur de physique et de mathématiques à Marseille,