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i22 EMPLOI DES BIENS ECCLÉSIASTIQUES
ques présidés par Anchérius de Lyon « diù vigilanti cura
« synodali consuetudine tractaverunt, qualiter ecclesiis, lo-
« cisque sanctorum desolatis propter pravorum hominum
« nequissimam cupiditatem subvenire potuissent. » Ce Con-
cile fit restituer a leurs titulaires naturels des églises pa-
roissiales, entre autres, celles de Cublise, de Thizy et de
Saint-Sulpice de Montagny (Severt, Archiep. Lugd. p. 194).
Nous ne produirons pas non plus, ici, les grandes assises
chrétiennes tenues au monastère de Cluny, et présidées
par Urbain II, Calixte II et Innocent IV. Il est temps de
revenir plus directement a l'emploi des revenus ecclésias-
tiques.
XXVI.
La troisième part des revenus ecclésiastiques était con-
sacrée à la construction, a la réédification, a l'entretien des
Églises, et h leur procurer tout le matériel du culte : in re-
parandis fabricis, dit Agobard de Lyon.
Dès les temps reculés où nous sommes circonscrits par
les dates de nos chartes, du VIII3 au XIIe siècle, l'architec-
ture chrétienne avait couvert le monde de beaux monuments
religieux, non seulement dans les grands centres, mais
jusque dans les plus humbles villages. Le style roman qui
n'avait employé toujours et partout que le plein-cintre et
s'était montré très-sobre d'ornementation, commençait a la
fin a faire place au style byzantin ou de transition : de
transition, disons-nous, Ã cause de l'ogive qui, n'osant en-
core s'élancer au dedans ou s'étaler au dehors, commençait
à se produire timidement dans le secret de la nef et du
sanctuaire ; — byzantin, à cause des emprunts faits à la
suite des Croisades, soit a la Grèce antique, tels que cha-