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                     STATUE ÉQUESTRE ANTIQUE.               498

 soit en redescendant vers la rivière ; mais dans le premier
 cas, ce n'est qu'en faisant des tranchées et des fouilles assez
profondes, qu'on pourrait parvenir a le trouver ; et dans le
 second, il serait indispensable de faire construire un batar-
 deau, dans le temps des basses eaux; on ne peut guère se
flatter de le& voir de longtemps aussi basses qu'elles l'ont
été cette année.
   « M. le Prévôt des marchands, après avoir acquis la jambe
de bronze, ne crut pas en pouvoir faire un meilleur usage
que de la confier à l'examen de l'Académie qui nomma, à
cet effet, des commissaires. »
   Nous avons reproduit textuellement cette partie du rapport
de M. de la Tourette, parce que son écrit revêtu, ainsi que
nous l'avons fait remarquer, d'un caractère officiel, appuyé
sur une enquête minutieuse et lu à l'Académie, en séance
publique, a dû être le plus exact. Cependant, nous prou-
verons bientôt qu'il est impossible d'adopter son opinion
sur la cause de la présence de la jambe de bronze, au lieu
où elle a été trouvée.
   M. Delorme, membre de la même Commission, a laissé
aussi quelques notes manuscrites sur cette découverte (1).
Nous ne les transcrirons pas ici, parce qu'elles ne nous
apprennent rien de plus quejte rapport de M. de la Tourette,
écrit, du reste, beaucoup plus correctement. Nous dirons,
seulement, qu'elle le confirment de tous points. M. Delorme
insiste principalement sur la nécessité d'examiner, avec soin,
si le mur renversé dans la rivière appartient à l'époque
romaine, ce dont il ne paraît pas douter. Mais il nous semble
partager la même erreur que son collègue, en admettant
que l'éboulement du mur a entraîné en même temps la
statue; ce qui est impossible.

  (1) Voir la note de la page 191,