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               NOTICE SUR AMBIIOISE COMARMOND.               14

 naturelle qui l'a occupé pendant la plus grande partie de
 sa vie et à laquelle elle a pris tant de part.
    A dater de son mariage, il se livra activement a l'exer-
 cice de la me'decine et s'acquit bientôt une nombreuse
 clientèle; mais les pauvres absorbèrent la plus grande
 partie de son temps. Il fut l'un des fondateurs du Dispensaire,
 institution dont nous n'avons pas besoin de faire l'éloge et
 dont il a fait partie pendant vingt-quatre ans, soit comme
administrateur, soit comme médecin. Mais il croyait n'en
jamais faire assez et son cabinet était, en outre, ouvert
gratuitement deux fois par semaine a tous les pauvres qui
se présentaient. Il lui est arrive bien souvent de fournir
les remèdes a ceux qui ne pouvaient les payer. On sait que
dans la classe aisée, il existe beaucoup de gens qui oublient
de payer leur médecin. Jamais M. Comarmond n'exerça de
demande judiciaire, mais il disait en plaisantant qu'avec
l'argent qu'il avait ainsi perdu, il aurait pu acheter un beau
domaine.
   Tout en s'occupant de son état, M. Comarmond se livrait
avec ardeur à former sa belle collection d'Histoire naturelle
et d'antiquités pour laquelle il n'a épargné ni peine ni dé-
pense. Il était parvenu à réunir 400 vases en verre antique,
1500 statuettes ou ustensiles en bronze, plus de 300 bijoux
en or, argent et pierres gravées, près de 1000 vases grecs
ou romains en argile, des bustes, des tombeaux en marbre,
des meubles gothiques et de la renaissance, des ivoires,
des émaux, des armes et boucliers antiques, un magnifique
médaillier composé de pièces de choix. Ce cabinet était une
des curiosités de notre ville. Les savants étrangers et les
hommes distingués qui la traversaient, s'y arrêtaient pour le
visiter.
   Nommé bibliothécaire du Palais-des-Arts, M. Comarmond
dressa le cataloguedes livres confiés à ses soins. Il fut oblige'