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A saluer ton nom, quand je n'osais prétendre,
C'est toi, qui le premier, es venu jusqu'Ã moi :
Ma voix jusqu'Ã ton ciel n'eut pu se faire entendre,
Et tu m'as rapproché de toi.
Merci, poète ! ainsi le soleil de sa flamme
Va chercher l'indigent, dorer sa pauvreté ;
Et la plus humble plante au rayon de cette ame
Retrouve sa fécondité.
Pour célébrer du cœur la mémoire infinie,
Tout emprunte une voix en ce vaste univers ;
La fleur a son parfum; l'oiseau, son harmonie;
L'amour, ses baisers ; moi, ces vers.
Léon BOITEL.
Mont-Dore, 28 juillet 1857.