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UNE VIEILLE MAISON LYONNAISE 441 Revenderie, place des Changes, à l'angle de la rue Lainerie, où elle porte le n° 12. Il serait trop long de citer tous les immeubles possédés à cette époque par la famille de Varey ; citons encore Hum- bert, 1391, Jacques, même année, une maison située en la rue tendante du pont à l'hôpital de la Saônerie, et s'il n'y a pas une erreur de date dans les notes de Vermorel, à l'érudit et patient travail duquel j'emprunte ces détails, en 1731, Fleur-de-Lys de Varey possède, « en rue Juive- rie », une maison qui porte actuellement le n° 6 (1). Il ne faut pas confondre les Varey avec les Dervieu de Varey, famille beaucoup plus récente, quoique ancienne à Lyon, mais n'ayant à aucun point de vue la notoriété de celle dont ils empruntèrent le nom au xvn e siècle, après avoir acquis le château de Varey, près de Saint-Jean-le- Vieux (Ain), que leurs descendants possèdent encore, après avoir fait subir à ses belles ruines une restauration où la science archéologique se fait voir, mais où le bon goût fait parfois défaut. Nous n'avons pu retrouver à quelle époque Artaud de Varey fit l'acquisition du terrain ou des constructions sur remplacement desquelles il fit bâtir sa remarquable maison. En 1895, e l ' e fut vendue avec les cinq autres immeubles qui l'avoisinaient du n° 11 au n° 19, à MM. Carron et Chatoux, ce dernier entrepreneur (2). Les maisons furent (1) En 1383, Fleur-de-Lys de Varey et Armemond de Varey assis- tent au traité de mariage d'Anthoine de l'alaru, fils de Mathieu et d'Alix d'Albon. (Guichenon. inss. de Mont.). (2) Le n° 13 appartenait en 1492 à Marguerite veuve Guillaume Dodieu, le n° 15 à Claude Chevrier, le n° 17 a Pierre Catton, le n° 19, aux héritiers de Marc de Fcrraris, dit de Pavie, docteur en médecine. Le n° 21, qui existe encore, appartenait à la même époque à Humbert de Varey. Elles sont remplacées par deux maisons neuves nos 9 et 11 ,