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SA VIE ET SES TRAVAUX 369 l'Histoire généalogique de la maison de Savoie, par Guichenon ( 1660), et de l'Italie an temps des barbares, par Tesauro (1663). L'œuvre de ces deux graveurs est considérable ; Rondot a catalogué 518 pièces. Selon l'usage du temps, ils étaient également marchands d'estampes. On trouve la signa- ture I.I.T. sur un certain nombre d'estampes qu'ils n'ont point gravées, mais éditées seulement ; ce sont, en général, des sujets religieux assez médiocres. Les Spirinx, originaires d'Anvers, s'établirent à Lyon vers 1606. Plusieurs membres de cette famille, Jean, Nicolas, Louis, travaillèrent dans cette ville pendant la première moi- tié du dix-septième siècle. Ils ont laissé des estampes reli- gieuses, quelques scènes historiques, des portraits et beau- coup de titres et frontispices. L'étude qui a pour titre Les Peintres de Lyon du XIVe au XVIII"~ siècle est, si l'on excepte l'introduction, un travail de statistique plus qu'une histoire des peintres. L'introduction est une page fort curieuse sur les manifestations de l'art à Lyon. Cette étude a été lue, en 1887, ^ ^a réunion des so- ciétés des Beaux-Arts, à la Sorbonne. M. Henry Jouin, secré- taire-rapporteur du Comité des Beaux-Arts, apprécie ainsi, dans ce langage aimable, élégant, imagé, dont il est coutu- mier, le travail communiqué par N. Rondot. Ces quelques lignes nous aideront à faire mieux connaître encore l'œuvre lyonnaise de Rondot: « M. Natalis Rondot, un des hommes qui ont le plus écrit sur les artistes provinciaux en ces derniers temps, vous a dit ce que furent les peintres de Lyon du quatorzième au dix-huitième siècle. Ces peintres sont plus nombreux que célèbres, et M. Rondot ne nous a pas caché ce qu'il pen- sait de l'art dans la cité lyonnaise durant les trois cents ans dont il s'est occupé. « A quelque degré que la fortune ait N ùs 5 et 6.— Novembre-Décembre 1901 24