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                  SA VIE ET SES TRAVAUX                  329
vent dans le plaisir et la dissipation, furent pour Rondot
des années de travail et de recueillement. Mûr avant l'âge,
doué des plus merveilleuses facultés d'assimilation, ses con-
naissances en chimie, son apprentissage technique de la
teinture et de la fabrication des tissus, ses études d'écono-
mie politique et de sociologie l'avaient admirablement pré-
paré à la haute tâche que le Gouvernement allait lui
confier.

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   La guerre entre l'Angleterre et la Chine, commencée en
1839 et qui se termina par le traité de Nanking, du
26 août 1842, eut pour résultat d'ouvrir aux Européens les
portes de l'Empire du Milieu. Le Gouvernement, sous
l'impulsion du mouvement industriel et de l'expansion
commerciale qui se manifestaient par une grande prospérité
dans le pays, résolut d'envoyer une mission en Chine.
Cette mission avait pour but de négocier des traités de
commerce et d'étudier quels pourraient être, pour notre
industrie nationale, les débouchés de ses produits. M. de
Lagrené en fut le chef; on lui adjoignit le comte Bernard
d'Harcourt, secrétaire de la légation de Chine, MM. Renard,
délégué de l'industrie parisienne, Auguste Haussmann,
pour les cotons, Isidore Hedde, pour les soies et Natalis
Rondot, qui, malgré son jeune âge, avait été délégué par la
Chambre de commerce de Reims pour les laines.
   Le séjour en Chine de la mission française dura près de
trois années; partie de Brest en janvier 1844, elle était de
retour à Paris en mai 1846.
   La contribution apportée aux travaux de la mission par
le représentant de l'industrie lainière fut considérable. Il