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DE JOSÉPHIN SOULARY 327 est en bronze, comme la figure qui est au-dessous. Ce n'est peut-être pas tout à fait la physionomie souriante du poète, mais la tête est très expressive et d'un mouvement heureux. De longs cheveux au vent auréolent le visage, et les épaules sont bien drapées sous les plis d'un manteau décoratif. Sur le socle, où l'on a oublié ces deux dates : 1815-189 i, on a rappelé les titres des recueils de sonnets et de vers de Soulary. Derrière, sur un des côtés : A J. Soulary, ses amis. L'architecte a été M. Bréasson et le sculpteur M. Suchetet, dont une Biblis valut à son auteur le grand prix du Salon de Paris. Tous deux sont Lyonnais. L'emplacement n'a point été mal choisi et se trouve non loin de cette montée des Gloriettes, modeste retraite dont le poète a dit, un jour : Sur ma montagne, écho sonore Du bruit de ma chère cité, J'ai fait mon nid que l'aigle ignore Dans le taillis que j'ai planté. Les Alpes lui jettent leur brise; Il est tourné vers l'Orient, Et le Rhône à ses pieds se brise, Majestueux et souriant. * ** M. Coste-Labaume a pris le premier la parole, au nom du Comité qu'il préside, et remet le monument à la Muni- cipalité lyonnaise. Il apprécie ainsi cette œuvre artistique : MM. Suchetet, statuaire, et Bréasson, architecte, anciens élèves de notre École des Beaux-Arts, ont su, dit-il, s'inspirer de l'esprit, du caractère et de l'originalité de ses poèmes pour fixer dans une heureuse composition les traits de celui que nous avons tous connu et aimé. Le ciseau du sculpteur auquel nous devons déjà une Biblis couronnée jadis