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20 LE CHATEAU DE LA PIERRE crite du Beaujolais, Durette ne produisait que quelques vins, était maigre pays et comptait seize feux (15). Comprise dans la province de Beaujolais, cette paroisse dépendait du diocèse de Mâcon, de l'archiprêtré de Vaux- Renard, de la prévôté de Beaujeu, de l'élection et ressort de la sénéchaussée de Villefranche et de la justice de La Pierre (16). L'abbé de Cluny nommait à la cure et la dîme de la paroisse, d'après Louvet, revenait en entier au curé par l'abandon que lui en avait fait le prieur de Saint-Mamert, auquel l'abbé de Cluny avait laissé à une certaine époque l'exercice de son droit de collation. Ce droit de collation de l'abbé de Cluny est constaté dans un Pouillé ou Liste de bénéfices du diocèse de Mâcon, datant environ de l'an 1500, où se lit le passage suivant : In archipresbyteratu Vallis Regnaudi sunt ecclesiœ quœ sequuntur : 180 Ecclesia de Dureta. Abbas Cluniacensis confert (17). (15) Il faut reconnaître que depuis lors la situation a bien changé. Aujourd'hui Durette possède de nombreuses maisons d'habitation, dont plusieurs offrant tout le confortable moderne. Ses coteaux sont couverts de vignes donnant un vin estimé et de riches prairies occupent le fond de ses vallons et les bords de l'Ardière. Sa population de deux cent quatorze habitants représente un chiffre relativement important, si l'on considère le peu d'étendue de son territoire. Nous citerons au rang des principales habitations actuelles de la commune, en dehors du château de La Pierre, La Pleigne à M. Jules Mouton, notaire à Bourg, les Mai- sons-Neuves, résidence de M. et Mm« du Roure de Vaublanc, la Tour- Bourdon à la famille Mazeirat, YHermitage à Mme Ruby, la maison de M. Gagnieur, maire de Durette et celles de Mme la baronne de Reynold et de M. Dumoulin. (16) V. Les Almanachs historiques et astronomiques de la ville de Lyon et des provinces de Lyonnais, Forez et Beaujolais, du siècle dernier. (17) Auguste Bernard : Cartulaire de l'abbaye de Savigny, suivi du petit