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 l6                 LE CHATEAU DE LA PIERRE

   Les deux tours principales étaient munies de guettes à
leurs sommets. Leurs rez-de-chaussée et celui du château
servaient de magasins et de celliers. Les étages supérieurs
seuls étaient affectés à l'habitation. La salle de réception
occupait le premier étage de la gross*e tour et pouvait au
besoin communiquer directement avec le local au-dessous
par un étroit escalier de pierre, en partie dissimulé dans la
muraille.
    Une porte cintrée, ouverte dans la façade sud du château,
 donnait accès à l'escalier à vis qui conduisait au premier
 étage. Cette porte, pour sa défense, était surmontée de
 mâchicoulis placés sous le forjet de la toiture.
    L'enceinte extérieure était formée par un mur circulaire,
 allant de la grosse tour à celle placée à l'extrémité opposée
 du château. Ce mur, comme le laisse comprendre le dessin,
 était percé d'abord au couchant d'une grande porte cochère
et servait ensuite d'appui à une série de bâtiments qui
 contenaient la chapelle et diverses dépendances, telles que
corps de garde, écuries, remises, bûchers, etc. (13). Il
était encore percé au midi d'une poterne donnant sur la
campagne et défendue par une tourelle, flanquée elle-
même d'une échauguette. Des fouilles, exécutées, il y a
quelques années, dans le sous-sol de la tourelle, amenèrent
la découverte de débris d'armes anciennes et d'une certaine
quantité d'ossements humains, preuves palpables que les
défenses de La Pierre avaient été certainement mises en


   (13) La chapelle de La Pierre, dont la cloche portait pour inscrip-
tion : Benedictum nomen Domini, avec la date de 1733, avait vu célébrer
le 4 mars 1760 le mariage de Jeanne-Catherine de Sarrazin de La
Pierre avec Mr= Louis-François de Marquet, officier au régiment de
cavalerie de Sainte-Aldegonde. (V. ci-après : Chapitre iv, § 2, VII e ).