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EN BEAUJOLAIS 17
œuvre à un moment quelconque des innombrables guerres
qui dévastèrent le Beaujolais aux temps du Moyen Age, de
l'invasion des Anglais et de la Réforme.
Actuellement le château de La Pierre, restauré dans
toutes ses parties, subsiste tel que nous venons de le décrire,
sauf que les deux tours principales ont perdu les guettes qui
les surmontaient ; qu'un escalier extérieur a été créé, le
long du mur portant l'échauguette du nord, pour aboutir
au passage qui est au-dessus de l'ancienne porte d'entrée
du château ; enfin que la partie du mur d'enceinte com-
mençant à la grosse tour et allant jusqu'aux dépendances a
disparu, ainsi que la chapelle.
Dans l'état primitif, le chemin montant au bourg de
Régnié passait derrière ce mur, frôlant le pied même de la
grosse tour. Ce chemin, alors à peine praticable pour les
cavaliers, a été, il y a une soixantaine d'années, refait et
rejeté plus au loin ; ce qui a permis de créer au nord et Ã
l'ouest du château un assez vaste parc, offrant aujourd'hui
de beaux ombrages.
Par contre, une plantation de vieux noyers, appelée la
Noierie, qui existait à 200 mètres au-dessus de La Pierre,
à gauche et le long de ce même chemin, a été arrachée
quelques années plus tard. "Les châtelains cependant en
tiraient de bonnes récoltes et les passants gravissant la
côte y trouvaient ombre et fraîcheur aux chaudes journées
d'été. Les vieux arbres mis à terre et vendus, le sol a été
bouleversé et ensuite replanté de vignes, qui, pour une
cause ou pour une autre, sont demeurées longtemps sans
grand rapport.
Une note ancienne, ayant pour titre : Confins des fonds
dépendant de la terre de la Pierre, nous apprend qu'au siècle
dernier cette terre possédait encore une autre Noierie cora-
il» 1. — Juillet j8?;. 2