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                  NOTICE SUR FRANÇOIS DE ROUAN.                           435
13 décembre au moyen d'une écholle de cordes. Il arriva la veille
de Noël à Lyon et prit son logement au cloître de Saint-Just (1),
où se trouvait encore la Reine-mère ainsi que Marguerite, dont
il devint l'époux en janvier 1527.
    Le traité de Madrid du 14 janvier 1526 rendit enfin la liberté
au roi. Il y eut, à cette occasion, dans la capitale, une pro-
cession générale. L'Archevêque de Lyon qui voulut y prendre
part, croyait devoir y précéder l'évêque de Langres ; mais celui-
ci prétendit qu'en qualité de duc et pair de France , il était en
droit de marcher avant tous les archevêques et évêques qui
n'avaient pas le même titre. Le parlement qui assistait à cette
cérémonie fut du même avis , et l'archevêque de Lyon ne con-
testa plus (2).
    En mai 1526, M. de Rohan se rendit aux États tenus à Co-
gnac, et il assista, l'année suivante, au lit de justice que le roi
tinta Paris, le 16 novembre. Les archevêques de Rourges et de
Rouen qui se disaient, l'un primat d'Aquitaine, l'autre primat
de Normandie, lui disputèrent la préséance; mais, après qu'il
eût exhibé les lettres de plusieurs papes qui avaient décidé que
 l'église de Lyon aurait la primauté sur celles de Rouen, de Sens
et de Tours, la préséance, de l'avis de toute l'assemblée, et par
 la voix du chancelier, fut adjugée à l'archevêque de Lyon sur
celui de Rourges, et à ce dernier sur celui de Rouen (3).
    M. de Rohan ne figure pas parmi les membres du clergé
 qui assistèrent en février 1527 à l'exorcisme d'Antoinette de
 Grolée (4), religieuse du monastère de Saint-Pierre; il y fut


   (t) Ce fait est consigné dans une lettre d'Henry d'Albrel datée de Sainl-Jusl
sur Lyon, le 27 décembre 1525, adressée à Elie André, conseiller au comté
(le Périgord et peut-être le même qui a mis Anacréon en vers latins.
M. d'Aigueperse qui possède une copie de cette lettre prise sur l'original
conservé aux archives de Pau, a eu l'obligeance de me la communiquer.
   (2) Le P. Berthier, Hisl. de l'Eglise gallicane.
   (3) Voyez Rubys, p. 361 et nos Documents sur Lyon au 16 déc. 1521,
   (4) Un contemporain , Claude de Bellièvre , dans une note qu'on lit
à la suite de son Luydunum priscum, dit que cet exorcisme fut un jeu cou-