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A L'HISTOIRE BE I.ĂŹON. 349
DIALOGUE.
Eh bien ! le Conseil supérieur est à bas? — Vous m'éton-
nez, il est fondé sur La Roche.—Oui , mais ses murs n'é-
taient que de Pizay. — Et où ira-t-il ? — A Montluel. —
Qu'y feront-ils? — Ils chasseront, ils ont un Basset. — Ils
seront bien fatigués ? — Oh ! ils ont un Fourgon. — Et où
dineront-ils?—Au Châteauneuf, bon logis.—Ils y feront sans
doute bonne chère? — Non, ils n'ont que du Harang. —Ils
ne seront point contents ? — Aussi sont-ils trop Grognards.
—El ils feront des querelles ? — Oh ! ils ont un Robin. —
Mais ils seront bien crottés ? — Oh ! ils ont des Brosses. —
El s'ils ne sont pas contents d'être ainsi dépouillés? — On
les enverra chez le Bourlier.
Pièce n° 12.
Discours prononcé par M. Gayet de Lancin, avocat, à l'ouverture
des audiences de la sénéchaussée de Lyon, le 7 décembre 1774,
dans une salle de l'hôtel de Fléchères, le tribunal n'étant pas en-
core rentré dans son palais, ci-devant occupé par le Conseil su-
périeur.
L'auteur avait préféré mourir pour ainsi dire de faim plutôt que de
plaider devant le Conseil supérieur de Lyon.
En ce jour, oĂą cesse le deuil qui couvroil la France, oĂą la
justice reparoît à nos yeux dans son éclat et sa splendeur,
qu'il m'eût été doux d'offrir pour encens, sur ses autels anti-
ques, le respect et l'amour dont j'ai toujours été pénétré
pour les lois fondamentales de la monarchie ! si mon cœur
est privé pour quelque temps encore de celte satisfaction in-