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PENDANT LA PERIODE REVOLUTIONNAIRE 15
cipalité et de l'assurer de son dévouement pour tout ce qui
pouvait ĂȘtre utile au bien public.
Le secrétaire perpétuel Claret de la Tourette n'était
rassuré qu'à demi par les promesses de Roland. Aussi
saisit-il avec empressement l'occasion d'une nouvelle visite
des administrateurs du district dans les appartements de
l'AcadĂ©mie oĂč ils semblaient vouloir s'Ă©tablir pour en infor-
mer le maire par écrit. Celui-ci répondit immédiatement
par écrit que l'Académie ne serait pas déplacée.
Le 20 janvier, l'Académie fut convoquée extraordinaire-
ment. Il s'agissait de prĂȘter le serment civique, Ă l'exemple
des autres corps constitués. La discussion roula sur la forme
plus que sur le fond. Quelques membres pensaient que
l'Assemblée nationale n'ayant encore rien prononcé à l'égard
du serment, pour les AcadĂ©mies, celles mĂȘmes de la capi-
tale ne l'ayant point prĂȘtĂ©, il serait peut-ĂȘtre plus respec-
tueux d'attendre l'ordre des législateurs ou l'exemple des
Académies de Paris. Mais un plus grand nombre de
membres ayant assuré que les citoyens patriotes de la ville
paraissaient désirer que l'Académie leur donnùt cette
marque publique de son patriotisme, d'un avis unanime la
délibération fut ainsi rédigée : « L'Académie convoquée
extraordinairement a arrĂȘtĂ© qu'elle Ă©tait toute disposĂ©e Ă
prĂȘter le serment civique. Si elle a diffĂ©rĂ© de tĂ©moigner son
vĆu Ă la MunicipalitĂ©, c'est qu'elle attendait que l'Assem-
blée nationale se fût expliquée à l'égard des Académies. En
conséquence, elle a nommé deux de ses membres, Bruyset
et l'abbé Rozier, pour informer la Municipalité de ses dis-
positions les plus expresses de le prĂȘter, sur l'heure mĂȘme,
si la Municipalité le juge convenable. »
Immédiatement, une copie de la délibération fut faite,
relue à haute voix et remise aux deux délégués pour la por-